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BILLETS de 2010

dimanche 19 décembre,

Nous voici de retour à Paris, dans le froid et sous la neige. Quel accueil !

Le rythme infernal a repris son droit. C'est vrai aussi qu'il faut préparer Noël...

Passez tous de bonne fêtes en famille et à très bientôt sous des cieux plus cléments, à partir du 8 janvier.

En attendant profitez de nos dernières photos sur Istanbul, ville magnifique, grouillante et chargée d'histoire. Une pure merveille !

journal du 9 décembre

 

 

Jeudi 9 décembre,

 

Le retour sur Paris se précise. Nous quitterons le bateau demain pour Istanbul. Nous y resterons deux jours, le temps de visiter l'incontournable : la Mosquée bleue, Ste Sophie et le musée Topkapi, entre autres.

Notre arrivée sur Paris est programmée pour le 13 décembre.

Nous craignons déjà la température qui nous attend, nous qui avions encore 19° cet après midi.

Nous commençons à nous habituer à cette petite communauté qui hiverne ici, et à prendre son rythme. On se rend de menus services. On s'échange des plats. Véronique a instituée la distribution de crêpes. Du coup nous avons eu le droit, avant hier à des gâteaux, hier à une assiette de poissons grillés pêchés dans la soirée. Il y en a qui pêchent, bien que cela soit strictement interdit dans la zone où nous sommes. J'ai failli me faire prendre par les gardes côtes. Heureusement je n'avais rien !!!

 

Arrivés à Paris, nous vous ferons un petit reportage photos su Istanbul, histoire de vous donner l'envie.

samedi 4 decembre 17h 30

 

Samedi 4 décembre,

 

 

La nuit est tombée à 17 h 30, comme d'habitude. C'est à cette heure là que je suis rentré de la pêche, bredouille. Ce n'est pas bon le samedi. C'est mieux le dimanche. La journée a été baignée de soleil. Nous avons mangé dehors, puis fait la sieste. La routine s'installe au port aux anglais. Il y a une petite communauté qui hiverne ici, pas grand monde. Un couple de suédois : elle c'est la concierge du coin. Elle voit tout et s'occupe de tout ; elle a toutefois le mérite de se baigner tous les jours : C'est une suédoise! Un couple d'australiens, dont la femme parle italien et un couple d'américains, c'est tout. Non, il y a aussi un héron qui fuit mon objectif... et toujours pas de poissons.

 

nouvelle fonctionnalité sur le site

 

Samedi 4 décembre,

 

Nous avons ajouté une nouvelle fonctionnalité à notre site. Nous pouvons désormais mettre des vidéos en ligne. Compte tenu du temps de chargement elles seront courtes; mais cela vous donnera une évocation plus vivante des épreuves que vous traversons. Pour accéder aux vidéos, il suffit de cliquer sur le bouton VIDEO qui se situe en haut, sur la barre horizontale du menu. Bonne lecture

réponse à Jacques

je confirme qu'il y a des gens qui donnent de drôles de noms à leur bateaux.

 

journal du 1er décembre

 

Mercredi 1er décembre,

 

Nous voici revenu au paradis : dans la baie de DEGIRMEN BÜKÜ, plus précisément dans l'anse de OKLUK KOYU, si cela peut vous aider à nous localiser. Je vous conseille toutefois d'aller dans le menu « où nous trouver » : c'est plus visuel! Et puis on l'appelle aussi le port aux anglais (qui est en réalité en façe de cette baie, mais bon...).

Nous y resterons jusqu'à notre retour à Paris. Auparavant nous passerons quelques jours à Istanbul.

Nous allons rythmer nos journées de ballades en forêt, de baignades (et oui l'eau est encore à 21 ° ; j'essaierai demain, pour Véronique, c'est pas gagné).

Mais dans cet endroit idyllique, l'approvisionnement n'est pas aisé. Il faut cueillir ses mandarines dans l'arbre, idem pour les oranges, aller à la ferme chercher ses œufs, chez le maraîcher acheter ses tomates... mais où sont elles nos grandes surfaces? Bon c'est vrai c'est moins cher (c'est peu dire), et tellement meilleur (nous vous recommandons les véritables mandarines). Et puis quel accueil à chaque fois ; c'est un vrai bonheur.

Ce soir, comme tous les soirs, la nuit est tombée à 17h 30, nuit noire d'un coup. Demain le soleil se lèvera à 6h 30. Nous vivons à ce rythme.

 

 

journal du 28 novembre

 

Dimanche 28 novembre,

 

Ce soir nous sommes toujours sur la presqu'île de Datça, dans le port de KÖRMEN. Nous devrions en partir mardi si la météo le permet. Car depuis deux jours le vent souffle assez fort. Ce n'est pas grave. Nous occupons nos journées à différentes activités : promenades, visites, thé chez l'habitant, et fabrication de conserves pour l'hiver (tomates, champignons, confitures d'oranges : c'est le pays qui veut cela).

Nous sommes rentrés d'une journée passée avec des français que nous avons rencontré au marché hier et qui ont une maison à Datça. En rentrant, il a fallu sécuriser le bateau en attente d'un vent fort cette nuit, (dix amarres et deux ancres ! la routine en quelque sorte!).

Si vous ne connaissez pas, nous vous recommandons la Turquie, non seulement parce que c'est beau : paysages montagneux, boisés, riches de productions agricoles, mais aussi, parce que les gens sont d'une gentillesse authentique (ce soir un pêcheur est venu spontanément nous aider à mettre la seconde ancre).

C'est d'abord, un pays riche d'histoire et de culture : monuments grecs et romains, églises byzantines, mosquées – d'ailleurs très simples de ce que nous avons vu jusqu'à présent-. C'est aussi un pays de transition entre l'Europe et l'Asie. On y trouve tous les signes d'un monde occidental moderne, en plein développement, et à côté le dépaysement : le minaret et l'appel à la prière du muezzin, les odeurs et le spectacle des marchés (on a passé presque une journée au marché de Datça, hier).

On sent bien que la Turquie est en plein développement, contrairement à ce que nous avons pu constaté en Grèce. Les travaux d' infrastructures s'achèvent, les marinas, par exemple. Autre exemple, il y a un chantier de route rapide après Marmaris en direction de Dalaman. Il faut voir le nombre d'engins qui y travaillent sans relâche : c'est le signe d'un pays dynamique.

 

Et puis, on y mange bien et on boit beaucoup, beaucoup... de thé !!! le vin est très cher. Pas drôle.

 

Bref, vous comprendrez pourquoi, ce soir, nous aimons la Turquie. Peut être changerons nous d'avis dans deux mois... inch Allah !

 

25 novembre

Demain on vous met en ordre les dernieres photos autour de Datça, avec les explications que cela mérite. Ce soir il est tard.... et nous avons des liaisons internet difficiles.

 

journal du 24 novembre

mercredi 24 novembre,

 

Nous somme bien entendu à KÖRMEN (comme nous l'avions indiqué dans notre journal du 21 novembre) et non à KÖRKEM, comme l'a souligné, avec pertinence,  Jacques dans son dernier commentaire. KÖRMEN se situe sur la pointe nord de la presqu'île de Datça.

Datça est une petite ville calme et agréable en dehors du tourisme de masse. Il s'en dégage une  quiétude, propice à la promenade. La région à l'air d'être très agricole : production de tomates et d'olives notamment (des champs d'oliviers à perte de vue). Nous  avons pu le constater.

Nous nous sommes posés quelques jours, afin de visiter la région, jusquà Marmaris. Aucun intérêt, car c'est une usine à touristes ; et quand la saison est terminée, c'est d'une tristesse déconcertante. En revanche les alentours sont magnifiques : paysages de moyenne montagne, entre Vosges et pré-Alpes, dans cette même atmosphère un peu humide, boisés de pentes douces.

Le temps se remet au calme après une soirée hier avec 40 noeuds de vent dans le port...! les soirées sont douces : il faisait  19 ° hier soir à 20 heures ...! mais pas tellement plus la journée, car le ciel est couvert depuis deux jours.

Il pleut souvent sur Marmaris. Des trombes d'eau hier. Ce qui expliquerait la végétation vosgienne !

 

 

 

enfin des photos !

Mardi 23 novembre,

 

Nous avons tardé à charger nos dernières photos ; il faut dire qu'en Turquie le débit internet est ultra lent, même dans le peu de ciber-cafés que nous trouvons.

Ce soir nous sommes toujours dans le port de KÖKERM, avec 35 nds de vent ! et ce n'est pas fini.

journal du 21novembre

 

Dimanche 21 novembre

 

Depuis le 18 novembre nous naviguons dans le golfe de Bodrum. C'est un endroit magnifique rempli de mouillages avec quelques endroits idylliques. Ce soir 21 novembre, nous en avons fait le tour et nous sommes arrivés dans un port fantôme : KORMËN (la pointe sud du golfe, que l'on nomme la presqu'île de Datça- du nom de la ville qui se trouve au sud de la presqu'île-). Navigation très musclée aujourd'hui, avec surtout une arrivée dans le port par 25/30 nœuds de vent. Il nous aura fallu une grosse demi heure pour réussir à nous amarrer. C'était chaud!

Dans le fond du golfe, nous avons découvert, grâce à un plan qui nous avait été donné par un skipper de gulet(*) à Bodrum, la baie de DEGIRMEN BÜKÜ, dans l'anse NE OKLUK KOYU. Position : 36°. 55'. 17 N ; 28°. 10'. 27 E. (cherchez!)

C'est un endroit paradisiaque, entre mer et forêt. On a l'impression d'être sur un lac, ou sur un bras de rivière. Abrité de tous les vents, c'est un endroit en dehors de tout, d'un calme olympien ; à tel point que nous nous parlions à voix basse ! Nous étions amarrés sur un ponton, géré par un restaurant, ce qui facilite l'intendance. Le plus extraordinaire c'est que nous allons pouvoir y laisser le bateau pendant un mois pour la somme de 150 euros !!!! (compter pas moins de 1 000 euros dans les marinas classiques).

 Autrement la température reste clémente, entre 20 et 23 degrés, ciel bleu. Hier j'ai bien été tenté de me baigner, comme l'on fait d'autres, (pas Véronique!), l'eau était à température, mais le temps a passé et ici la nuit tombe à 17h 30 .  

(*) Gulet : vient du nom goélette. Construites en bois, elles sont peu voilées et naviguent le plus souvent au moteur. Confortables, elles proposent des croisières le long des côtes turques. La marina de Bodrum en est rempli, toutes plus belles les unes que les autres. C'est une spécialité turque.

 

PS nous essayons tant bien que mal de vous faire parvenir des photos, mais nos liaisons internet sont tellement incertaines... 

journal du 16 novembre

 

Mardi 16 novembre,

 

Nous sommes arrivés ce matin à Bodrum. Mouillage dans la baie, à proximité de la marina. Nous sommes tombés en pleine fête de l'Ïd. La conséquence pratique, c'est que tout est fermé pendant quatre jours ; et nous avons besoin d'un chantier, car le chauffe-eau se met en court-circuit. Nous en avons donc profité pour visiter Bodrum, le St Tropez turc, mais en plus grand. A part les boutiques de souvenirs et de cuir (incroyables imitations bien faites des sacs en cuir de grandes marques!), il faut visiter le château St Pierre datant du XVe siècle, construit par les hospitaliers de St Jean de Jérusalem. Il est parfaitement conservé et offre une promenade agréable à l'intérieur des remparts et un point de vue photogénique sur la baie, avec Green Island au mouillage. Il y a aussi à visiter le mausolée du roi Mausol (qui donna son nom à ce type de sépulture) et le musée archéologique, ce que nous ferons probablement demain.

Cet après midi, nous avons été invités un peu par hasard en passant devant un bâtiment public, où il y avait un rassemblement avec les autorités locales (maire, préfet, Consul de France à Bodrum, ...), à partager un cocktail offert – chocolat, gâteaux, jus d'orange - à l'occasion de la fête de l'Ïd ! Dans un protocole très convenu, tout le monde passe et vient saluer tout le monde! C'était non seulement inattendu, mais surréaliste! Mais quel accueil ! Je ne sais pas pourquoi le consul a reconnu tout de suite que étions français !

 

 

journal du 14 novembre

 

 

Dimanche 14 novembre,



Nous avons enfin touché les côtes turques, dans une marina « chicos » au nord de Bodrum (TURGUTREIS). Nous voici dans un contexte complétement différent de la Grèce, qu'il va falloir apprivoiser. Cela va commencer demain par les formalités d'entrée dans le pays qui risquent d'être longues et fastidieuses.

Le premier constat que nous faisons ce soir concerne le niveau de vie. Est-ce parce que nous sommes dans une station balnéaire huppée ? Toujours est il que les prix ont l'air d'être assez élevés (la bouteille de raki à 16 euros - la moins chère- quand même !!!).

Et puis ce soir nous avons entendu l'appel à la prière du muezzin ; c'est bien le signe que nous avons parcouru 2120 milles depuis Cannes.



Pour le reste, il fait toujours 24 degrés.

journal du 12 novembre

 

Vendredi 12 novembre,

 

Nous suivons attentivement la route du Rhum. Frank Camas arrivé en vainqueur, aura parcouru un peu plus de 4 000 milles en 9 jours. Cela nous interpelle. Nous qui avons parcouru 2113 milles en six mois et demi. Il est vrai que nous n'avons pas toujours eu des vents favorables!! De plus, sur la route, il y avait des cafés, ce que n'a pas eu Frank Camas ; c' est quand même un avantage.

 

Cela dit, nous sommes encore à Kos, en attente de la réparation d'une poupée de winch électrique ( cf wikipédia) essentielle pour régler les voiles. Nous devrions partir pour la Turquie Dimanche, si toutefois la météo devient plus clémente, ce qui n'est pas le cas depuis quelques jours. Mais il faut se consoler car, à part ce soir où nous avons eu le droit à un violent orage avec coupure de courant dans la ville, la température reste clémente : 24 degrés la journée.

 

Le premier port turc que nous atteindrons est Bodrum (le St Tropez turc, paraît il). C'est surtout le port d'entrée le plus proche de Kos pour y accomplir les procédures d'entrée, qui semble-t-il sont longues et fastidieuses.

De Kos nous voyons les côtes turques qui se trouvent à 4 milles environ et nous avons désormais hâte d'y être ; même si nous quitteront la Grèce avec une certaine nostalgie (non car nous y retournerons sans aucun doute un jour). Nous garderons de ce pays, malgré ces travers anarchiques, une qualité d'accueil tout à fait exceptionnelle. Nous le constatons encore tous les jours.

journal du 07 novembre 2010

 

Dimanche 07 novembre,

 

Nous sommes depuis 2 jours à Kos-Ville, sur la côte Nord-Est de l'île, qui en est le chef lieu et le port principal ; à une encablure de la Turquie (nous sommes à 4 milles des côtes turques). Le bateau est amarré au pied du fort des chevaliers, qui domine le port.

 

Avant d'entrer en Turquie, nous allons encore patienter quelques jours, probablement jusqu'au 12, histoire de laisser passer le nouveau coup de vent de Sud Est qui s'annonce à partir de demain.

 

Nous pourrons ainsi profiter de cette ville pittoresque et verdoyante, avec une multitude de pins, de palmiers, de lauriers et d'hibiscus. Enfin nous retrouvons avec plaisir la verdure, à contrario des Cyclades. L'intérieur de l'île que nous avons visité avant le départ de nos amis les Vernier, est moyennement montagneux et très boisé et verdoyant : c'est un vrai régal.

 

Pour la petite (ou grande) histoire c'est ici que vécu et exerça Hyppocrate. Il y aurait transmis son savoir à ses élèves sous un platane, que l'on peut encore admirer. Il est soutenu par des étais et est en pleine agonie ! On peut douter de la longévité de ce platane ;  cet arbre ne vit rarement plus de 200 ans ; mais il semblerait, quand même, que celui-ci soit l'un des plus vieux d'Europe.

 

Depuis Syros, la navigation a été clémente, même quelque fois sans vent.

On sent l'été encore présent (il faisait 24 degrés hier matin à 10heures). Nous en avons d'ailleurs profité pour nous baigner en pleine mer, lors de notre remontée sur le Nord de l'île ; ce que nous avons payé « cash », car nous avons été cueilli par un coup de vent de 30 noeuds (génois réduit, deux ris dans la grand voile – pour les connaisseurs-), on a tiré des bords jusqu'à l'arrivée au port, à la nuit tombante : ici, depuis l'horaire d'hiver, il fait nuit à 17 heures 30).

 

PS.Nous vous enverront, dès que possible, des photos « pigées », à défaut de nos colis « piégés »!!!!

journal du 03 novembre

 

Mardi 02 novembre.

 

Allons nous, nous réconcilier avec les Cyclades?

Toujours est-il que depuis trois jours nous pouvons enfin naviguer à notre convenance : vent modéré, mer belle et du soleil. Nous en avons donc profité pour faire de la route car nous devons être à Kos en fin de semaine (à Kos des Vernier). Nous avons quitté Syros dimanche pour Naxos, puis Amorgos hier, île excentrée au sud Est des Cyclades.

Comme Naxos elle est très montagneuse (800 m le point culminant) et déchiquetée, ce qui lui donne un aspect spectaculaire. C'est sur cette île que fut tourné le Grand Bleu.

Naxos est la plus grande île des Cyclades, Elle est aussi très fertile, contrairement aux autres îles. Nous avons pu y apprécier son bon vin, qui est paraît-il est un antidote au chagrin d'amour, selon la légende sur Dionysos (dieu du vin) qui en arrivant sur l'île tomba amoureux d'Ariane et l'épousa après qu'elle eut été abandonnée par Thésée, quelle histoire!

Il y aussi d'excellents fromages que nous avons eu le loisir de goûter.

Naxos possède de grandes et belles plages que nous avons admirées en longeant l'île du Nord au Sud.

Ce soir nous sommes sur l'île d' Astipalaia, l'île la plus à l'ouest du Dédocanèse. C'est une île insolite, en dehors de tout tourisme, mais magnifique avec sa chora (voir wikipédia) et son château fort au dessus du port. En forme de papillon, montagneuse et aride (il n'y a pratiquement aucune végétation) elle est spectaculaire. Elle a en plus la réputation d'y bien manger, ce que nous avons pu constater ce soir.

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Mercredi 03 novembre

 

Il est 18 heures, la nuit est tombée depuis une heure, ce qui ne nous empêche pas de siroter un ouzo en terrasse sur l'île de Kos où nous venons d'arriver. Navigation sans problème, sous soleil, sans vent et au grand regret de l'équipage, sans poissons.

journal du 29 octobre

 

Vendredi, le 29 octobre,

 

Allons nous passer l'hiver à Syros? La question se pose sérieusement... encore bloqués par un méchant coup de vent (35 nœuds de Nord Ouest), la température a chuté de 10 degrés.

 

Nous avions enfin quitté Mikonos le 26 octobre. Le choix d'une escale à Syros s' était présenté à partir du moment où nous avions décidé de rejoindre la Turquie en passant par le sud des Cyclades (Naxos, Amorgos, Leros, Kos). Mais une fois de plus nous sommes bloqués, coincés ! Une journée de navigation et 4 jours d'attente dans les bistrots ! Que faire d'autre d'ailleurs, sinon d'assister à la fête du « refus » ( Jour d'Ochi) : le 28 octobre 1940 le premier ministre grec a refusé l'entrée des troupes fascistes italiennes. C'est l'occasion d'un rassemblement populaire avec, hier à Ermoupolis, le défilé de toutes les écoles de la ville, en présence des officiels, dont l'évêque catholique et le pope orthodoxe. Il faut dire que Syros et plus particulièrement sa capitale Ermoupolis, possède la caractéristique de compter une communauté catholique qui se serait installé sur l'île vers l'an 323, d'après la dalle scellée sur le fronton de l'église. Il y a d'ailleurs deux quartiers distincts, l'un catholique, l'autre orthodoxe.

Et puis raisonnablement nous devrions pouvoir partir vers Naxos dimanche...

 

 

journal du 24 octobre 2010

 

Dimanche 24 octobre,

 

L'expérience nous montre qu'en matière de navigation à la voile, mieux vaut ne pas se fixer de programme. Nous aurions du être à Samos aujourd'hui (à proximité des côtes turques), pour accueillir nos amis les Vernier et nous sommes toujours à Mikonos !! nous sommes bloqués par un méchant coup de vent depuis plusieurs jours (hier 30 nœuds de vent dans le port, avec des rafales à 40 nœuds). Cela fait une semaine que nous sommes arrivés, nous commençons à bien connaître Mikonos...

De plus, il ne fait pas beau et la température est de l'ordre de 17 degrés.

Cela étant la vie reste douce, pas seulement à cause de l'ouzo. Nous avons profité de ce séjour forcé pour faire un peu de bricolage (il en faut toujours) et visiter l'île... avec ses fameuses plages (Paradise et super Paradise) qui sont décevantes. Il faut dire que nous ne sommes plus en haute saison et que ce n'est plus la même effervescence, typique de Mikonos (!!).

 

 

 

journal du 17 octobre 2010

 

Dimanche 17 octobre,

 

Nous sommes depuis hier à Mykonos, après avoir fait une escale sur l'île de Syros. Que dire de Mykonos, si ce n'est la Mecque touristique de la Grèce ; qu'elle draine des hordes de touristes venus de tous les horizons (japonnais, américains and so). La ville en elle même est superbe et très représentative de l'architecture des villages des Cyclades : un ensemble éblouissant de cubes blancs, groupés dans un amphithéâtre au dessus du vieux port ; mais c'est un supermarché à ciel ouvert, entre les marchands de fripes, des faux bijoutiers et des magasins de souvenirs. Elle n'a aucune authenticité, comparé à ce que nous avons vu auparavant. Mais bon, ainsi vont les modes et les clichés. On ne vous parlera pas des prix, plus élevés que sur les champs-Elysées!

La visite de Delos, île juste en face de Mykonos mérite un détour, non pas par la qualité de conservation des monuments, mais par le symbole qu'elle représente : l'île située au centre du cercle que forment les Cyclades (d'après la légende) et surtout, l'île sacrée qui a vénéré Apollon et Artemis. On imagine l'étendue de cette ville à l'époque.

Si un jour vous souhaitez visiter les Cyclades faites donc une escale de quelques jours sur l'île de Syros et notamment dans sa capitale Ermoupolis (13 000 habitants). C'est une pure merveille d'architecture gréco-vénitienne ; et c'est une ville authentique fréquentée que par des grecs (plutôt jeunes et branchés). Un pur bonheur! 

et merci à Alain de nous tenir au courant de l'évolution de la situation à Enghien....

journal du 14 octobre 2010

Le 14 octobre,

 

Cela fait maintenant quatre jours que nous sommes sur l'île de Kythnos (dans le port de Loutra, sur la côte Est de l'île). Les nuages bas nous accompagnent depuis. De plus, un régime d'Est, nous empêche de progresser vers Mykonos. On attend une bascule de vent (ouest) pour partir. Ce sera probablement le cas demain vendredi.

Nous avons profité de ce séjour pour effectuer notre nième réparation : une fuite de gasoil au niveau de la pompe à injection! C'est le spécialiste local qui est pêcheur, loueur de voitures et accessoirement mécanicien, qui nous a réparé avec les moyens du bord : du sicaflex pour remplacer le joint défectueux.

Aujourd'hui visite de l'île qui nous a permis de réaliser un reportage photos, dont vous pourrez voir quelques extraits.

Nous avons enfin découvert de bons restaurants en Grèce ; c'est quand même la première fois depuis plus de trois mois !!! il y en a deux sur le port qui nous permettent de passer le temps... !

Au moment où sont écrites ces lignes une pluie diluvienne s'abat sur le port ; le baromètre a chuté sérieusement ; mais quel est notre devenir?

Ce n'est pas fini. A 18 h 30 un avis d'urgence vient d'être émis par les gardes côtes : vent violent de nord. Tout le monde est en branle bas de combat, car le vent va souffler de travers et nous sommes à l'ancre. Les autorités du port nous ont demandé de nous amarrer les uns les autres, sachant que c'est le bateau le plus au vent, mais relié au quai, qui devrait nous retenir... l'aventure continue. Heureusement que l'ouzo est frais!

Et en plus l'ambiance est feutrée, car il n'y a plus d'électricité sur l'île....