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billet du 23 MAI 2015

Billet du 23 mai 2015

 

Enfin quelques nouvelles de Green Island...

Il faut dire que nous avons chaumé depuis trois semaines.

Nous avons quitté Marina Ragusa le 29 mai en direction de Malte.

La traversée (50 miles) fut agréable par vent de travers avec un vent modéré.

Nous étions accompagnés par nos amis stambouliottes, qui nous avaient rejoint  quelques jours auparavant ; ce qui nous a permis de revisiter les sites incontournables (pour nous) que sont Syracuse et Noto.

La mise en chantier du bateau a eue lieu le 4 mai au matin... stress assuré ! Nous avons passé 15 jours perchés à 6 m de haut à préparer le bateau : antifouling (peinture de la partie immergée, polish de la coque et diverses réparations...).

Et puis la mise à l'eau est enfin arrivée lundi dernier. Mais il a fallut encore gérer quelques pannes sournoises. Ce soir le bateau est opérationnel ; il suffit jute d'attendre la fin du coup de vent pour enfin quitter le ponton du chantier, certainement lundi.

Nous avons quand même profité de ce séjour pour visiter Malte, cette petite île chargée d'histoire religieuse et guerrière ; rempart de l'occident chrétien contre l’empire ottoman. Il en reste une citadelle imprenable, La Valette, magnifique d'architecture avec ses palais (les auberges) habités par les chevaliers de l'ordre de Saint Jean. Et donc ses innombrables églises, signe d'une ferveur religieuse encore présente : certaines femmes se signent en montant dans le bus (elles n'ont peut être pas tord).

Le bus coûte 1.50 € pour des trajets illimités jusqu'à 20 heures.

Aujourd'hui Malte conserve sa culture anglo-saxonne, au détriment de l'Italie si proche, mais que l'histoire a refoulée. Même si on y parle encore souvent italien et que la langue maltaise est un mélange, notamment d'arabe, d'italien, avec quand même quelques mots français (par exemple : « bonjour »).

Joyaux d'architecture cette île vit avec ses contraintes :

  • une densité par habitant la plus forte d'Europe

  • aucune production locale, notamment agricole, qui oblige l'île à tout importer,

  • très peu de ressource d'eau. Malte dispose d'un système de dessalinisation de l'eau de mer qui l' approvisionne en eau douce, mais qui consomme un tiers de sa capacité électrique.

Et puis aussi l'arrivée massive de réfugiés en provenance des côtes Libyennes, qui fait sujet de conversation lorsque l'on discute avec les locaux... espace de Schengen tant recherché.

Mais il y fait bon vivre, la preuve...

 

 

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