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BILLETS 2015

billet du 5 juillet 2015

Journal du 05 juillet 2015

 

 

Nous avons quitté CARLOFORTE le 2 juillet à 6 heures pour Minorque (PUERTO MAHON, sur la côte Est).

190 milles à parcourir sans vent (donc presque tout au moteur) et avec une houle formée, trois quart arrière : navigation éprouvante.

Et au bout de 40 heures, la récompense : l'arrivée à Minorque à Puerto MAHON.

 

Nous aurons passé une semaine à CARLOFORTE avec bonheur, tellement cette bourgade est charmante. Il y règne une atmosphère paisible, les habitants sont encore plus italiens : joyeux, accueillants, disponibles ; les français devraient prendre quelques leçons !

Nous étions trois bateaux à couple sur le quai public (gratuit!) : nos amis, rencontrés l'année dernière à Syracuse, que nous avons retrouvé à Pantelleria ; nous devrions nous suivre jusqu'aux Canaries. Ils ont quitté la France depuis deux ans pour un « tour du monde », avec leur fille de 8 ans, la chienne « SLOOP » et le chat « KEETCH ». Un ami les accompagne pour quelques temps.

Et puis un couple avec leurs deux filles (8 et 13 ans), qui ont décidé de faire un break de huit mois. Ils sont partis de Lorient et devraient relâcher en Turquie.

C'est ainsi que les soirées se sont prolongées.

Nous avons quitté l'Italie avec regrets, tant il y fait bon vivre. L'Espagne sera une autre expérience à vivre.

Minorque est la plus petite des trois îles principales des Baléares avec Majorque et Ibiza. C'est aussi la plus pittoresque et la mieux préservée.

Sa capitale, Puerto MAHON est un port au fond d'une baie, qui est protégée de tous les vents.

Découverte de la ville hier soir, et de ses tapas dégustés au marché aux poissons... folklore assuré !

 

billet du 26 juin 2015

Journal du 26 juin 2015

 

Notre séjour à Trapani aura duré 12 jours. En attente d'une pièce moteur qui venait du nord de l'Italie (il s'agissait d'une durite du circuit de refroidissement), et d'une bonne fenêtre météo pour rallier la Sardaigne. Les gardes côtes qui ne nous accordaient que 48 heures au mouillage dans le port, nous aurons supporté bien plus ! En fait ils auront été bienveillants.

Nous mettrons à profit ce séjour pour découvrir Trapani et ses environs : Erice, village médiéval perché à 750 m au dessus de la ville.

Trapani ne manque pas de charme, notamment la vieille ville, mais qui est assez circonscrite. Nous profiterons tous les matins du marché aux poissons : calamars, gambas, espadon, …

C'est un peu avec regret que nous quitterons la Sicile et les Siciliens, tant il y fait bon vivre.

 

Lundi 22 juin 5 heures, nous quittons le port de Trapani. Le jour commence à se lever. Nous naviguons avec prudence car le plan d'eau est encombré d'embarcations de pêche.

A 8 heures la route est libre et nous avons de l'eau à courir jusqu' à la côte sud ouest de la Sardaigne distante de 190 milles, que nous parcourrons en 32 heures.

La journée est une alternance de voile et de moteur. En revanche la nuit est idéale : 15 nœuds de vent de travers de 20 heures à 5 heures du matin, heure à laquelle le vent nous abandonne jusqu'à notre arrivée à Porto di Teulada. Dans la nuit nous aurons embarqué trois calamars volants ; c'est bien la première fois que nous en voyons.

Porto di Teulada est une marina charmante, entourée de collines boisées, mais perdue au milieu de nul part : le village est à 7 km. Au moins c'est calme.

 

Le 24, nous quittons Porto di Teulada pour prendre un mouillage dans une baie sur la côte ouest : Porto Pino. C'est un endroit charmant. Les fonds sont de sable et la mer est turquoise. Une grande plage de sable blanc parcoure la baie. Sur la partie ouest il y a un chenal qui même à des étangs. Il est bordé de villas cachées dans la pinède. Cet endroit est un paradis.

 

Aujourd'hui, 26 juin.

Nos sommes à Carloforte, la seule commune de l'île de San Pietro, située en face de la Sardaigne : un charme fou ! Photos à venir bien entendu...

Nous y resterons quelques jours pour profiter d'un festival qui démarre ce soir et d'une bonne fenêtre météo pour Les Baléares...

billet du 12 JUIN 2015

Vendredi 12 mai 2015

 

Départ pour Linosa le 29 mai à 5h 30 ; Toute la traversée au moteur pendant 13 heures.

Linosa, petite île volcanique (5 km2) qui fait partie des îles Pélagies, avec notamment Lampedusa bien connue.

Linosa comprend 200 âmes qui ont l'air d'y vivre paisiblement ; il y règne une atmosphère très particulière.C'est aussi une île qui est idéalement située sur la voie de migration de milliers d'oiseaux venant d'Afrique et de Sibérie...

 

Le lendemain départ pour Pantelleria toujours au moteur !

Sur le parcours nous avons rencontré de nombreuses tortues, en route pour Lampedusa (c'est là qu'elles vont nidifier). C'est à 20 milles de Pantelleria que nous avons pêché un thon rouge de 9 kg ! Une demi heure pour le remonter ; une demi heure pour le couper en tranches ; une heure pour laver le sang répandu sur le bateau !!!...

Mais cette prise nous a nourri pendant plusieurs jours !

Nous sommes restés à Pantelleria une semaine à cause d'une fuite sur le circuit de refroidissement du moteur. Nous avons attendu, en vain une pièce qui n'est jamais venue. Aussi une réparation de fortune a fait l'affaire en attendant mieux à Trapani.

La découverte de Pantelleria fut un enchantement. Végétation, criques, villages, tout est réuni pour en faire un véritable paradis. Sans oublier son vin dont la réputation n'est pas usurpée ; notamment le Passito qui s'apparente à un muscat, mais en moins sucré et plus alcoolisé.

 

C'est le 7 juin en soirée que nous sommes arrivés sur l'île de Favignana : le paradis sur terre...

Une eau cristalline comme aux Seychelles , des plages magnifiques et un village charmant : l'envie d'y poser son sac.

Aujourd'hui Trapani. Autre lieu autre décor. La fameuse pièce moteur devrait arriver lundi. En attendant nous sommes dans l'attente d'un coup de vent.

Les gardes côtes nous ont cherché des poux dans la tête ; parait-il que l'on ne peut pas rester plus de 48 heures au mouillage dans le port ! Drôle de règle...

Mais après de longs palabres, on devrait pouvoir rester jusqu'à lundi.

Après tout cela, il va falloir attendre la bonne fenêtre météo pour rallier la Sardaigne (160 miles, c'est à dire environ 30 heures).

 

 

billet 27 mai 2015

Mercredi 27 mai,

 

Nous avons enfin quitté le chantier le 25 mai. Sans regrets car cela signifiait la fin des travaux. Nous allons donc pouvoir faire route. Mais nous sommes toujours à Malte dans une baie (St Paul' s Bay), sur la côte Nord. Nous sommes en attente d'une bascule de vent favorable pour monter sur Pantelleria, via Linosa, c'est à dire un vent d'Est, sud-Est au lieu du Nord-Ouest qui souffle fort aujourdh'hui (25 nds). Heureusement nous sommes attachés sur une bouée, ce qui concourre à la tranquilité.

Nous devrions partir pour Linosa vendredi.

 

 

billet du 23 MAI 2015

Billet du 23 mai 2015

 

Enfin quelques nouvelles de Green Island...

Il faut dire que nous avons chaumé depuis trois semaines.

Nous avons quitté Marina Ragusa le 29 mai en direction de Malte.

La traversée (50 miles) fut agréable par vent de travers avec un vent modéré.

Nous étions accompagnés par nos amis stambouliottes, qui nous avaient rejoint  quelques jours auparavant ; ce qui nous a permis de revisiter les sites incontournables (pour nous) que sont Syracuse et Noto.

La mise en chantier du bateau a eue lieu le 4 mai au matin... stress assuré ! Nous avons passé 15 jours perchés à 6 m de haut à préparer le bateau : antifouling (peinture de la partie immergée, polish de la coque et diverses réparations...).

Et puis la mise à l'eau est enfin arrivée lundi dernier. Mais il a fallut encore gérer quelques pannes sournoises. Ce soir le bateau est opérationnel ; il suffit jute d'attendre la fin du coup de vent pour enfin quitter le ponton du chantier, certainement lundi.

Nous avons quand même profité de ce séjour pour visiter Malte, cette petite île chargée d'histoire religieuse et guerrière ; rempart de l'occident chrétien contre l’empire ottoman. Il en reste une citadelle imprenable, La Valette, magnifique d'architecture avec ses palais (les auberges) habités par les chevaliers de l'ordre de Saint Jean. Et donc ses innombrables églises, signe d'une ferveur religieuse encore présente : certaines femmes se signent en montant dans le bus (elles n'ont peut être pas tord).

Le bus coûte 1.50 € pour des trajets illimités jusqu'à 20 heures.

Aujourd'hui Malte conserve sa culture anglo-saxonne, au détriment de l'Italie si proche, mais que l'histoire a refoulée. Même si on y parle encore souvent italien et que la langue maltaise est un mélange, notamment d'arabe, d'italien, avec quand même quelques mots français (par exemple : « bonjour »).

Joyaux d'architecture cette île vit avec ses contraintes :

  • une densité par habitant la plus forte d'Europe

  • aucune production locale, notamment agricole, qui oblige l'île à tout importer,

  • très peu de ressource d'eau. Malte dispose d'un système de dessalinisation de l'eau de mer qui l' approvisionne en eau douce, mais qui consomme un tiers de sa capacité électrique.

Et puis aussi l'arrivée massive de réfugiés en provenance des côtes Libyennes, qui fait sujet de conversation lorsque l'on discute avec les locaux... espace de Schengen tant recherché.

Mais il y fait bon vivre, la preuve...

 

 

16 avril 2015

Nous avons enfin retrouvé GREEN ISLAND, sous le ciel bleu de la SICILE.

Le voyage a été mouvementé, puisqu'à Orly un de nos deux sacs a été éventré. Nos affaires ont été mises dans un sac plastique !! Quant au deuxième il a été égaré entre Milan et Catane... ! Toutefois il devrait nous parvenir dans les 48 heures. Attendons... dans la bonne humeur.

Malgré ces avatars, la remise en service du bateau a démarré. Tout fonctionne correctement. 

Enfin loin des bruits de la ville.

Nous devrions quitter la SICILE pour MALTE fin avril. D'ici là...

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