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27 SEPTEMBRE 2013

Vendredi 27 septembre

Nous avons enfin quitté BODRUM et ses environs, bloqués pendant plusieurs jours par le meltem (vent de N/O) qui nous empêchait de progresser dans cette direction. Nous amorçons désormais notre remontée vers les CYCLADES du nord (les SPORADES).

Le programme est : LEROS – SAMOS – KIOS – une escapade en Turquie, à CESME – puis LESBOS – et à nouveau la Turquie à YVALAK (c'est d'ailleurs là que nous ferons notre sortie de Turquie). Après, l'histoire n'est pas écrite pour rejoindre le continent Grec et le sud du Péloponnèse avant la traversée vers la Sicile.

Jeudi 26 septembre, nous sommes enfin arrivés à SAMOS. SAMOS qui nous a été interdite depuis si longtemps (une première fois en 2010 : bloqués 10 jours à MIKONOS ; et cette année bloqués 10 jours dans une île au sud, à AGATHONISI). Interdite par ce fameux meltem, violent et entêté, déversant ses rafales sans fin jour et nuit . C'est à 16 heures que nous avons mouillé dans l'avant port de PYTHAGORION, l'antique capitale de SAMOS (le nom lui a été donné en 1955, en mémoire de Pythagore qui y est né).

Mais SAMOS que l'on nomme le diamant brut des Cyclades (par comparaison à LESBOS qui en est la perle), n'est pas aussi enchanteresse que les guides le laissent entendre. En effet, le village de PYTHAGORION est quelconque, mis à part le quai du port peuplé de tavernas. La veille nous étions à PANDELI, sur la côte EST de l'île de LEROS, et bien ce petit village a plus de charme.

Et puis nous avons retrouvé les travers de nos amis grecs :

  • un shipchandler ouvert 4 jours par semaine, de 8 heures à 12 heures et de 18 heures à 20 heures,

  • un office du tourisme fermé, sans aucune indication des heures d'ouverture...

Nous retiendrons quand même de SAMOS, un tunnel construit par POLYCRATE (VIe siècle av. JC.), tyran esthète ( pour avoir attiré nombre d'artistes et d'intellectuels) qui régna sur SAMOS et les îles voisines. Ce tunnel long de 1,5 km pour 2,4 m de large, traverse la montagne et était destiné à approvisionner la ville en eau : un exploit architectural pour l'époque.Visite déconseillée aux claustrophobes...

Nous sommes repartis tôt le lendemain matin, sans trop de regrets, en direction de CESME sur la côte turque. Longue navigation par temps calme où le temps s'immobilise, où rien ne ce passe, sinon à surveiller d'improbables dauphins (si on a vu un, qui a daigné jouer avec le bateau). Le soleil nous donne encore tout ce qu'il peut en cette fin d'été (25 degrés). Il n'y a personne sur l'eau ; sauf au loin un ferry, qui partait de KUSADASI pour PATMOS, à 15 nœuds selon mes information sur mon AIS.

C'est ce jour que nous avons envoyé le geenaker (spi) pour la première fois de la saison. Il faut dire qu'auparavant le vent ne s'y prêtait pas !

Le soir nous avons relâché dans un mouillage idyllique, eau turquoise, personne ; mieux que les Seychelles... du coup nous n' y auront pas.

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