nti

journal du 12 avril 2011

Mardi, 12 avril 2011,

La fin du séjour à Karaca Sogüt approche. Le départ pour Bodrum est imminent, enfin presque, car avant il faut organiser une grande fête, réunir une dernière fois cette petite communauté qui a cohabitée pendant tout ce temps. Tout le monde d’ailleurs quitte les lieux. Les suédois vont mettre le bateau au sec à Bodrum et rentrer en Suède pour travailler trois mois. Puis ils reviendront ! Les turcs vont se diriger vers Marmaris, les iltalo-australiens vers la Croatie. Ainsi va la vie… Nous quitterons cet endroit paradisiaque avec regret quand même. Tout est si doux ici…

Nous revenons d’un court séjour à Izmir et ses environs. Nous étions invités par d’autres voisins turcs qui viennent de temps en temps se ressourcer à Karaca Sogüt. Ils sont comédiens et dirigent une compagnie de théâtre. Ils présentaient  à Izmir une de leur création. Une pièce sur le thème de l’immigration. Malgré le texte en turc, nous avons tout compris !!!   Trois personnages, une femme deux hommes arrivent aux portes d’un nouveau pays en provenance de la région d’Istanbul, de la région d’Anatolie centrale et de la région Kurde. Après l’illusion d’un nouveau pays, d’une nouvelle vie, c’est la désillusion, et chacun repartira d’où il vient. Superbe moment de poésie. Ils sont accompagnés tout au long de la pièce par deux musiciens, qui nous font découvrir les chants traditionnels de leur région respective.

Cette pièce est jouée de temps en temps à l’étranger ; d’ailleurs ils revenaient de Francfort où ils avaient donné une représentation. Il n’y a qu’en France qu’ils ne peuvent pas jouer, bizarre…

Nous avons donc profité de ce séjour pour visiter les alentours. Deux points forts :

-          Le lac de Bafa avec sa réserve d’oiseaux  (250 espèces) et sa puissante nature (voir les photos).

-          L’incontournable Ephèse considéré comme le plus extraordinaire site gréco romain de la Turquie. A part les latrines et les maisons closes qui font rires les coréens et les japonais, je retiens surtout la bibliothèque de Celsus dont la façade est dans un magnifique état de conservation ; et qui était à l’origine un monument funéraire. Le théâtre qui pouvait recevoir jusqu’à 24 000 spectateurs est saisissant, mais nous préférons quand même celui d’Hiériapolis (Pamukkale) grâce à l’étonnante conservation de sa scène.

Izmir est une ville bruyante, avec ses 5 millions d’habitants ! cela nous changeait de Karaca Sogüt ! C’est une ville dynamique, intellectuelle et politiquement rebelle parait-il.

 

1204

×