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BILLETS de 2011

dernier journal de bord...18 septembre 2011

Il faut savoir terminer.

 

C'est ainsi que nous sommes rentrés à Paris le 16 septembre ; après avoir passé deux jours à Istanbul, histoire de nous acclimater au brouhaha citadin. Nous n'avons pas été déçu... nous avons été vite dans le bain, d'autant que nous étions chez nos amis, dans le quartier branché de Taksim, avec environ 200 000 personnes qui arpentent les rues en permanence et prennent d'assaut les innombrables bars restaurant et boites.... Paris fait figure de ville de province à côté.

 

Les derniers jours sur le bateau auront été consacrés au nettoyage, rangement, etc... : 16 mois passés à bord, ça laisse des traces!

 

Nous voici donc à nouveau dans notre appartement parisien, où il faut reprendre ses marques, se rappeler où sont les choses : un apprentissage. On a l'impression d'emménager dans un nouveau lieu.

 

Heureusement qu'il nous reste toutes ces photos dans nos têtes... de ces 16 mois merveilleux passés en dehors de toutes contraintes (qui nous rattrapent vite!), sauf celle de la météo, et encore...

16 mois pendant lesquels nous auront parcourus 3 000 milles, entre l'Italie, le Grèce et la Turquie.

Les évènements nous auront empêchés de pousser plus loin vers la Syrie, l'Egypte et la Libye !!! Mais nous avons trouvés notre compte en Turquie, dans ce pays d'une très grande beauté et surtout d'un accueil exceptionnel.

 

Avant de clore le chapitre de cette tranche de vie, nous voudrions tous vous remercier de nous avoir suivi régulièrement, que vous soyez en France ou en Turquie. Nous savions grâce à des outils d'analyse le taux de fréquentation du site et les lieux géographiques de nos visiteurs ! Ainsi, nous avons eu la visite de plusieurs pays (Suisse, Belgique, Grèce, Maroc, etc...) et plus particulièrement, un visiteur fidèle que nous ne connaissons pas,  au Brésil à Pelotas. D'ailleurs nous serions heureux d'avoir un commentaire de sa part... Au total, nous avons eu 3889 visites pour 14 500 pages feuilletées...!

 

Voilà, c'était notre dernier journal de bord, puisque le voyage se termine. Mais déjà il en appelle d'autres ; alors quelle sera notre prochaine destination ?... Il y a encore bien des choses à voir : La Sicile (Syracuse... une merveille), Gibraltar ? Les Canaries ? Le Cap Vert ? … quoi d'autre encore, à part le Berry ?

 

Alors, ce n'est qu'un au revoir...

 

Véronique et Guy.

 

 

 

 

 

journal du 4 septembre 2011

Dimanche 4 septembre 2011

 

Après une longue période de calme, le vent est revenu,  pour le plus grand plaisir de Green Island. L’arrivée dans le golfe de Bodrum s’est faite par 30 nds de vent (heureusement portant) à la vitesse 8 – 9 nds.

Nous voici donc arrivés sur  notre lieu d’hivernage. Après bien des hésitations et des discussions avec des » gens autorisés »,  notre choix s’est porté sur Karaca Sögüt dans le fond du golfe de Bodrum à la position : 36° 56 N 28° 11 E !

Dans 12 jours nous retrouverons la grisaille parisienne, le métro et bien d’autres agréements que nous avons oubliés depuis 16 mois. Inutile de vous dire que nous sommes enthousiastes à cette perspective.

En attendant nous profitons de ces derniers jours pour aller de criques en criques, faire le plein de soleil, de mer cristalline et de chaleur.

Nous allons vous préparer un dernier album photo, avant de vous envoyer notre conclusion  sur  cette expérience fabuleuse… qui en appelle d’autres !

Bon dimanche à tous.

 

journal du 25 août 2011

 

 

jeudi 25 Août 2011

 

 

Nous venons de reprendre notre allure vagabonde.

 

Depuis trois semaines nous avons été submergé par la Sagrada Familia. Une semaine à naviguer et 15 jours à l'hôtel. Toute la famille recomposée réunie. Du bonheur à la louche, comme le caviar.

 

Nous avons quitté la verdoyante baie de Marmaris, pour rejoindre l'île de Simi (île grecque à une encablure des côtes turques), rocailleuse, comme toutes les Cyclades.  Mouillage forain, comme on les aime, car il n'y a pas foule (deux bateaux). C'est donc plutôt calme. Tout comme le vent d'ailleurs ! Juste une brise de journée, le temps de faire quelques miles... et le soleil inexorablement : pas un nuage depuis fin avril ! Quant à l'eau entre 26 et 28 degrés. Voilà à quel quotidien nous sommes soumis....

 

Mais bon, tout cela ne va pas durer. Effectivement notre rentrée est programmée pour le 16 septembre... Trouverons nous à Paris le fameux été indien , ou les nuages? Qui sait...

 

En attendant nous ne savons pas où nous allons laisser le bateau. Nous avons plusieurs options... une seule certitude ce sera en Turquie, histoire d'y revenir dès le printemps prochain, au moment où la nature exulte.

 

Pour l'heure, nous allons rejoindre cette bande de joyeux lurons turcs... histoire de finir en beauté !

 

On vous tiendra au courant : promis !

 

 

la CAPPADOCE juillet 2011

 

Nous avons laissé  GREEN ISLAND à Kas, pour profiter d'une escapade en Anatolie centrale et notamment pour visiter la Cappadoce. Notre périple de 1800 km nous a permis de visiter Antalya, Side, Konya et toute la région de la Cappadoce.

vue sur la marina de KAS

 

ANTALYA

 

la baie d'Antalya

 

ANTALYA est une ville de 1 200 000 habitants.

C'est une ville infernale où le climat l'été est pesant : 40 degré avec un taux d'humidité très élevé.

Lorsque vous arrivez en provenance de l'ouest, vous longez l'immense plage qui borde le golfe d' ANTALYA, avec ses dizaines de milliers de personnes, qui s'entassent entre mer et restaurants!

 

L'intérêt d' ANTALYA réside dans sa vieille ville, près de l'ancien port, pleine de charme avec ses vieilles demeures ottomanes datant du 18 et 19e siècle. Elles on été restaurées avec beaucoup de goût, faisant ressortir le raffinement de cette architecture.

 

maison ottomane

 

SIDE

 

Cité gréco-romaine, SIDE est un musée en plein air , où les restaurants, bars et boutiques se sont installés entre les ruines. Elle reçoit la visite de milliers de touristes en provenance des stations balnéaires avoisinantes. A ce propos nous en avons traversé une, avant d'arriver à SIDE, car nous cherchions un gîte pour la nuit. C'était un complexe d'une laideur sans nom, qui ressemblait plus à Dysneyland qu'à une station balnéaire. Nous avons fuit et à SIDE nous avons trouvé une pension pour 47 euros pour deux personnes ; dîner, chambre et petit dej compris ! C'est l' ATO PENSYON.

 

KONYA

 

KONYA est une ville de 900 000 habitants. Elle est située au cœur de la steppe anatolienne, véritable grenier à blé de la TURQUIE. Lorsque vous empruntez la route qui relie KONYA à ASKARAY (dans l'est de KONYA), distante de 180 km vous empruntez la route de la soie (parsemée de CARAVANSERAILS) ; route désespérément rectiligne, qui traverse des immensités de champs de blés, jusqu'à plus loin que l'horizon.

 

KONYA est une ville sainte, qui passe pour être la ville la plus pratiquante de la Turquie. Force est de constater que plus de la moitié des femmes portent le foulard, contrairement aux autres villes. Le voile reste très marginal. Pourtant KONYA n'est pas une ville austère, même si on n'y vend pas d'alcool !

C'est surtout un lieu de pèlerinage pour les musulmans. Ils viennent y célébrer le culte du soufisme incarné par le poète prédicateur, MEVLANA et de l'ordre qu'il a créé : les DERVICHES TOURNEURS, communauté religieuse au service du Maître, qui a été dissoute par ATATURK.

A propos d' ATATURK, il est intéressant de noter que l'on ne voit aucune photo de lui dans les lieux publics ou privés, dans toute l'Anatolie centrale. Ce qui n'est pas le cas dans les régions Méditerranéenne et Égéenne. Ce qui explique peut être que dans ces régions, ERDOGAN n'obtient pas la majorité des voix, contrairement en Anatolie centrale.

 

La CAPPADOCE : Quand la nature a laissé les traces de sa puissance et de son extravagance !!! et où l'homme est venu y protéger sa vie et sa foi.

 

Le choc est violent. Lorsque l'on arrive à GÖREME, après des heures de monotonie de la steppe Anatolienne, nous sommes soudain plongés dans un paysage lunaire, étrange, hallucinant d'autant que nous y sommes arrivés entre chien et loup.

Pendant deux jours nous avons découvert ce que la nature a fabriqué : les cônes de tuf, les cheminées de fées, les canyons au sein desquels prospèrent des vallées verdoyantes.

Et surtout ces étranges habitations creusées dans ces cônes où l'homme se protégeait et priait. Il reste encore un grand nombre d'églises rupestres, où les ornements picturaux sont encore visibles ; mais pour combien de temps?

 

 

 

Et sous ces villes il existait des villes ! Villes souterraines à l'abri des invasions où s'entassaient animaux et humains. De grande roues mobiles en pierre à chaque étage permettaient d'en fermer l'accès. La plus grande ville souterraine connue à ce jour, fait 13 étages ! Claustrophobes s'abstenir...

Nous avons tenus 15 minutes pour deux étages!

 

 

 

 

 

 

journal du 17 juillet 2011

dimanche,

Non, nous ne vous avons pas oubliés ; simplement nous sommes débordés! trop de choses à faire trop de choses à faire, trop de choses à voir... En fait du golfe de Fethiye, nous sommes descendus jusqu'à Finike, de mouillages sublimes en mouillages fabuleux. Le point d'orgue aura été KEKOVA qui est un véritable "spot", comme dirait quelqu'un que je connais bien!

Nous étions toujours accompagnés de nos amis turcs, ce qui explique le manque de temps, le soir pour vous écrire. Mais tout le monde s'est quitté... jusqu'au mois d'aout.

Aujourd'hui nous faisons une pose de cinq jours pour aller visiter... la CAPPADOCE !!! Vous aurez le droit à de belles photos,  j'espère.

 

journal du 03 juillet 2011

 

Dimanche 3 juillet 2011,

 

Nous voici depuis hier dans le golfe de Fethiye. Notre descente le long des côtes turques se confirme. La navigation a repris ses droits, enfin. Temps idéal, vent portant modéré, soleil, température avoisinant les 30 degrés. Et surtout des mouillages extraordinaires, plus beaux les uns que les autres, (d'après Véronique). Tous les soirs mouillage, ou ponton de fortune et restaurant à volonté, car nous sommes toujours avec nos acolytes turcs!

Les mots ne suffisent à décrire ces paysages extraordinaires, peut être quelques photos que nous allons vous mettre sur le site, et encore....

Le golfe de Fethiye a la particularité d'être fermé et rempli d'îles. C'est un plan d'eau idéal pour naviguer : un peu de vent et pas de mer.

journal du 16 juin 2011

 

Jeudi 16 juin 2011,

 

Nous avons fait encore une escapade en Grèce, sur l'île de Symi, à quelques encablures de la Turquie, puisqu'elle se situe dans le golfe de Datça. Sa capitale est à l'île, ce qu'une fleur exotique est au désert. Regardez les photos pour vous en rendre compte. Les maisons de toutes les couleurs se pressent les unes contre les autres de chaque côté du port. C'est une véritable merveille qu'il est possible de visiter à partir de Rhodes (avis aux amateurs).

Mais aujourd'hui retour sur les côtes turques, dans la baie de Bozborum, dans un mouillage forain. Cette partie de la Turquie, reste aride à l'instar des îles grecques du Dodécanèse.

Nous sommes désormais trois bateaux à naviguer ensemble. Cela écourte les nuits !!

 

 

le retour! à l'eau, juin 2011

Journal du dimanche 12 juin 2011

 Le retour en effet.

 le retour à l’eau enfin ! Après un mois passés au chantier de Bodrum, perchés à 5 mètres de haut ! Dans des conditions de confort digne du camping des flots bleus.

 Cela étant, nous n’avons pas eu l’occasion de nous ennuyer : travaux de peinture sur la coque, maintenances diverses et aussi attente interminable de la livraison d’un matériel en provenance de France. Donc, nos journées ont été bien occupées. .. Jusqu’au dernier moment.

 Ce séjour forcé nous a permis de rencontrer des gens agréables ; comme nous, perchés sur leur bateau. Beaucoup de français d’ailleurs. Bizarre ! Des gens bizarres aussi, avec des vies un peu hors du commun, décalées. Donc nos soirées n’ont pas été toujours tristes !!!

 Mais comme tout, cela n’a qu’un temps et, nous voici repartis sur les flots depuis vendredi soir : mise à l’eau à 17 heures. Enfin retrouvés les sensations d’un bateau sur l’eau. Retrouvés aussi, nos amis franco turcs sur leur bateau. Depuis nous naviguons de concert.

 Hier nous avons retrouvé la Grèce : l’Ile de KOS, sa ville verdoyante et colorée avec ses bougainvilliers, lauriers roses et ses hibiscus. Sans compter le platane d’Hippocrate, sous lequel il aurait transmis son savoir à ses élèves.

 Et ce soir nous sommes à nouveau en TURQUIE, dans un mouillage paradisiaque (encore) à proximité de DATCA (cherchez sur la carte !). Navigation de rêve, vent portant, sous le soleil. Premiers bains de la saison, l’eau est déjà à 22 degrés.

Journal DU 08 mai 2011

Dimanche,

 

pas grand chose à dire, sinon que nous travaillons commes des forcenés pour faire l'antifoulling (peinture de la coque qui se trouve immergée). Le chantier ressemble au camping des flots bleaus, mais en moins confortable !

Toujours d'énormes problèmes avec l'assurance...

Une vidéo est disponible sur la sortie de l'eau du bateau.

 

 

journal du 30 avril 2011

Journal du 30 avril 2011

Il fallait que cela arrive un jour, nous avons quitté Okluk Koyu, pour le chantier de Bodrum. Nos adieux ce sont prolongés, prolongés…  et il  clair que certains s’en souviendront, sous réserve qu’ils aient retrouvé la mémoire !!!

Nous sommes restés deux jours au mouillage à Bodrum, avant de pouvoir intégrer le chantier. Nous étions encore avec nos amis Kate et David ; et nous les avons quittés le jour où Kate et William s’unissaient ; comme quoi !

La mise au sec, hier, a duré quatre heures : gros travail et délicat. Désormais nous sommes perchés à 4 m de haut ; Vous imaginez la simplicité de mouvement pour les choses ordinaires, que je vous tais par décence. Même le camping des flots bleus fait figure de cinq étoiles. Comme dit Véro : « bonjour le voyage de noce ! Mais après le coup de foudre, c’est le septième ciel ! ».

Mieux qu’un long discours, nous allons vous mettre en ligne quelques vidéos et photos.

A part cela, toujours en attente du règlement définitif de l’assurance. Prise de tête ! Merci MMA « zéro traquas ! » ; mais que de soucis… ! Tous justes bons à assurer des vélos… et encore pas des vélos de course !

Demain 1er mai, fête du travail : nous allons gratter… la coque.

journal du 12 avril 2011

Mardi, 12 avril 2011,

La fin du séjour à Karaca Sogüt approche. Le départ pour Bodrum est imminent, enfin presque, car avant il faut organiser une grande fête, réunir une dernière fois cette petite communauté qui a cohabitée pendant tout ce temps. Tout le monde d’ailleurs quitte les lieux. Les suédois vont mettre le bateau au sec à Bodrum et rentrer en Suède pour travailler trois mois. Puis ils reviendront ! Les turcs vont se diriger vers Marmaris, les iltalo-australiens vers la Croatie. Ainsi va la vie… Nous quitterons cet endroit paradisiaque avec regret quand même. Tout est si doux ici…

Nous revenons d’un court séjour à Izmir et ses environs. Nous étions invités par d’autres voisins turcs qui viennent de temps en temps se ressourcer à Karaca Sogüt. Ils sont comédiens et dirigent une compagnie de théâtre. Ils présentaient  à Izmir une de leur création. Une pièce sur le thème de l’immigration. Malgré le texte en turc, nous avons tout compris !!!   Trois personnages, une femme deux hommes arrivent aux portes d’un nouveau pays en provenance de la région d’Istanbul, de la région d’Anatolie centrale et de la région Kurde. Après l’illusion d’un nouveau pays, d’une nouvelle vie, c’est la désillusion, et chacun repartira d’où il vient. Superbe moment de poésie. Ils sont accompagnés tout au long de la pièce par deux musiciens, qui nous font découvrir les chants traditionnels de leur région respective.

Cette pièce est jouée de temps en temps à l’étranger ; d’ailleurs ils revenaient de Francfort où ils avaient donné une représentation. Il n’y a qu’en France qu’ils ne peuvent pas jouer, bizarre…

Nous avons donc profité de ce séjour pour visiter les alentours. Deux points forts :

-          Le lac de Bafa avec sa réserve d’oiseaux  (250 espèces) et sa puissante nature (voir les photos).

-          L’incontournable Ephèse considéré comme le plus extraordinaire site gréco romain de la Turquie. A part les latrines et les maisons closes qui font rires les coréens et les japonais, je retiens surtout la bibliothèque de Celsus dont la façade est dans un magnifique état de conservation ; et qui était à l’origine un monument funéraire. Le théâtre qui pouvait recevoir jusqu’à 24 000 spectateurs est saisissant, mais nous préférons quand même celui d’Hiériapolis (Pamukkale) grâce à l’étonnante conservation de sa scène.

Izmir est une ville bruyante, avec ses 5 millions d’habitants ! cela nous changeait de Karaca Sogüt ! C’est une ville dynamique, intellectuelle et politiquement rebelle parait-il.

 

journal du 5 avril 2011

Journal du 5 avril,

Ce n’est pas que nous ne voulons pas vous donner de nos nouvelles, c’est que nous sommes débordés. C’est quand même un peu vrai dans  la mesure où les réparations sont allées bon train ces derniers temps.

A ce jour,  tout est prêt pour reprendre la mer : Pilote automatique, GPS, moteur, VHF, radar. Il ne reste comme élément essentiel que la centrale de navigation ; l’instrument qui donne la profondeur (ça peut servir),  le vent et la vitesse. Mais nous avons un problème d’importation pour ce matériel.

Bref les beaux jours reviennent. Au sens propre et au sens figuré. La campagne est en fleur. La température oscille entre 20/23 degrés la journée. La saison des pluies est derrière nous. Nous avons hâte de reprendre la mer, même si nous regretterons ce havre de paix qui nous a bercé depuis presque quatre mois. Mais ainsi va la vie. Il va falloir se quitter, non sans avoir organisé une dernière fête !

Demain, nous partons pour Izmir, où nos voisins, acteurs,  y présentent une pièce de théâtre, en turque dans le texte !!!! C’est l’occasion de se retrouver et de visiter Ephèse. Nous vous tiendront au courant.

journal du 20 mars 2011

Dimanche 20 mars,

Le printemps c’est pour demain. C’est toujours comme ça. C’est toujours pour demain….

Mais aujourd’hui, demain n’est pas loin. En effet après bien des hésitations, des tergiversations, l’assurance vient de consentir à nous verser 50% du devis des travaux. Nous allons enfin pouvoir accélérer  les choses et entreprendre les réparations minimum.  Si tout va bien d’ici 10 jours nous devrions être autonomes pour rallier Bodrum par nos propres moyens. Là, nous sortirons le bateau de l’eau pour un contrôle complet de la quille et du mât, monter les derniers appareils et hop !!! Nous serons prêts à reprendre notre route vers la Libye (enfin non, peut-être pas tout de suite). Nous allons nous contenter du sud de la côte turque. Il y a tellement de choses à visiter. Et c’est tellement plus calme.

En attendant, ici la vie continue son bonhomme de chemin, entre nos voisins,  les allers retours  à Marmaris et puis aussi quelques visites alentour. Le printemps c’est vraiment installé ; la température flirte avec les 19 degrés la journée et les bourgeons ont envahis les arbres.

En définitive,  la vie la vie est quand même douce à Karaca Sögut

journal du 08 mars 2011

19 heures,

 

Désormais je bois le raqui loin du clavier de l'ordinateur. Et cela me permet de vous proposer nos dernieres photos (enfin!).

Ca traine toujours du côté de l'assurance. Il y aurait même quelques points de contention !!!

pas facile....

Journal du 06 mars 2011

Dimanche, Il est temps de vous donner de nos nouvelles, ne croyez pas qu'on vous oublie. En réalité peu de nouveau à ce jour. Nous sommes toujours en attente de la réponse de l'assurance ..... Les assurances françaises sont moins rapides que les assurances turques. Notre voisin à non seulement eu la réponse de son assurance, mais aussi le chèque. Enfin on ne désespère pas d'avoir des nouvelles en début de semaine. Sinon le printemps est là, même si aujourd'hui il pleut et vente, nous avons eu une très belle semaine. Les champs sont couverts de marguerites. Nous avons profité d'avoir une voiture pour rayonner un peu, en dehors de Marmaris que l'on commence à connaitre par coeur à force de trainer dans les shipchandlers et les boutiques d'électronique. Hier nous avons pu, au grand plaisir de Veronique , faire un peu de cheval : ballade magique dans la forêt. Jeudi nous sommes allés au marché de Mügla qui est une ville située à 60 km. C'était assez spectaculaire ! Et puis le hasard a voulu que nous tombions dans une fête folklorique. On nous a tout de suite invité! On a eu le droit à déguster leurs crêpes (genre complète bretonne!!!) arrosées d'un verre de lait de chèvre salé. Si on vous en propose un jour : EVITEZ !!! Nous essayons de votre mettre quelques photos sur le site, mais ce n'est pas facile, car à part l'ipad avec lequel j'écris ces lignes il ne nous reste plus qu' un très vieil ordinateur qui fonctionne quand il a le temps. Notre notebook tout neuf ayant pris une rasade de raqui sur le clavier a rendu l'âme !!!!

journal du 25 février 2011

vendredi,

Ce soir nous sommes déçus. En marge du "G VIN" Nicolas Sarkozy ne viendra pas à Karaca Sogüt. Compte tenu des circonstances actuelles, il aurait convenable qu'en plus de son long séjour à Ankara (5 heures), il passe ici au moins 20 minutes. Pour cela nous avions tout prévu : raki pour moi et jus d'orange pour lui...  Enfin, ainsi va la vie...

A part cela, un certain calme est revenu après quelques jours très mouvementés : pluie, orages et vent.

Nous sommes dans l'attente de la réponse de l'assurance qui a reçu le rapport de l'expert mardi dernier. 

Nous avons hâte d'entreprendre les travaux.

 

journal du 19 février 2011

 

Vendredi 18 février 2011, puis samedi19

 

C'est le jour de la prière et apparemment aucun rassemblement n'est prévu sur la place principale de Karaça Sogüt. Tout semble calme. De toute façon , je n'ai aucune revendication, à part la venue de l'expert. A peine écrites ces lignes que ma revendication a été exhaussée : l'expert est venu ce vendredi. Çà y est la procédure va pouvoir s'enclencher. Youpi! Enfin, pas de précipitation...

 

Mais le calme que l'on observait vendredi dans la matinée, n'a pas duré. Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1 heure du matin les évènements se sont précipités. Zeus a manifesté violemment sa colère . Résultat des courses un vent à décorner les bœufs et autres mammifères appareillés de la sorte. La météo annonçait 35 à 40 nœuds de vent avec des rafales à 50 nœuds. Nous avons donc très peu dormi.

Ce matin le calme est revenu, mais nous attendons un nouveau coup de vent dans les heures qui suivent, après le passage de la dépression. Pour l'heure il pleut.

 

Les évènements actuels dans le monde arabe, nous rendent perplexes sur la suite de notre voyage . Dans le fond on est très bien en Turquie ; et puis le temps que le bateau soit d'équerre, ce sera une nouvelle monarchie en France!

ps - on a réussi à vous mettre quelques photos, mais c'est galère avec les moyens du bord ; d'ailleurs si quelqu'un veut nous apporter un ordinateur avec un clavier français, qu'il n'hésite pas car bien entendu ici, il n'y a que des ordinateurs à clavier turc. Bizarre quand même.

 

 

 

Ce soir c'est la saint Valentin

Pour l'occasion de la Saint Valentin, je suis allé chez le barbier. Mais demain sera un autre jour : tout repousse! Nous sommes en attente de l'expert qui devrait passer dans quelques jours. En attendant la vie est quand même très agréable à Karaca Sogüt! Nos voisins, venus de tous les pays sont toujours aussi supers ! Que de bonnes soirées , que de bonnes journées, entourées de gens merveilleux! C'est vrai que nous relativisons notre problème, compte tenu de l'environnement et de la douceur de vivre. Tous les problèmes techniques et financiers se résoudront bien un jour. Inch Allah ! Si nous pouvions ce soir vous donner une suggestion, c'est d'aller visiter la Turquie, car non seulement c'est un pays qui regorge de paysages magnifiques ; et en plus, les gens ont traditionnellement un grand sens de l'hospitalité. C'est un vrai bonheur que de vivre en turquie.

journal du 09 février 2011

 

Mardi 08 février,

 

il est 22h 30 à Karaça sögüt. Nous sortons d'un dîner chez nos voisins italo-australiens : sanglier, gnocchis et champignons de la forêt au menu. Compétition franco italienne oblige. Car la dernière fois nous avions fait un poulet au lait de coco. Demain petit déjeuner chez nos voisins turcs.

Nous vous invitons d'ailleurs a parcourir notre dernier album pour vous donner une idée de l'ambiance sur le ponton.

 Nous en somme presque à oublier le chantier à venir.! Nous attendons la venue de l'expert pour le 15. A partir de là tout va se déclencher. Mais dans quel sens?

Entre autre, il va falloir trouver les instruments de rechange, et en Turquie, ce n'est pas gagné. Un exemple : allez donc acheter ici un ordinateur dont le clavier ne soit pas turc !!! Tout est à l'avenant, notamment les problèmes d'acheminement et surtout de dédouanement (les taxes ont l'air d'être très élevées) : un vrai casse tête turc. Heureusement nous avons pu trouver un auto radio convenable et un lecteur de dvd. Il ne nous manque plus que la télé pour pouvoir regarder nos films! Demain peut être...

 

Sinon le printemps pointe son nez : les fleurs poussent dans les champs, notamment des narcisses magnifiques.

Il a fait 20 degrés cet après midi et c'était bien agréable de se promener dans les rues de Marmaris, envahies par des cohortes de marins américains (5 800 marins) débarqués du porte avion « Enterprise » ,porte avion nucléaire des USA de 335 m de long, au mouillage dans la baie.

 

 

09 février :

 

Aujourd'hui nous avons trouvé une télé, turque of course, après trois jours de recherche et de comparaison dans tous les magasins de Marmaris. Et c'est là que les problèmes ont commencé : incompatibilité entre le DVD Sony et la télé Arçelik !!! Heureusement notre voisin turc Güven a fait appel à une connaissance : «  tecknics service », dans le village voisin, où il n'y a que des poules et des vaches. Il nous a réglé le bidule avec un nouveau câble et quelques manipulations appropriées !!!! Comme quoi...

Demain sera un autre jour, peut être plus calme.